Russe comme non maternelle (Edition VanLoo, 2024)

couve_pavel_arsenev_OKOK4

Exilé à Marseille, la voix de Pavel Arsenev se fait entendre comme une voix contestataire venant de toutes parts : il décoche dans la langue du pays où il est, non qu’il n’écrive plus en russe, mais il édite en traduction : français, italien, anglais…

Au quotidien, il n’a plus d’usage du russe qu’une forme administrative caviardée de formules toutes faites, strictement normées. Sa propre langue lui devient une sorte de censure.

Alors sa langue « institutionnalisée » attaque les institutions, la politique rampante, normative et répressive : la question est toujours : que sommes nous devenus ?

Par exemple : deux jeunes russes se rencontrent à Paris après les dernières lois homophobes de Poutine : peuvent-ils se faire la bise comme les parisiens ? La question de la bise ne sera pas résolue.

Dossier de presse / Le livre sur les sites Babelio, GlobeFNAC ou simplement dans le format PDF

RCNM_QR_code


Revue de presse:

FranceCulture: Les Midis de Culture_/ Critique poésie : «Le russe comme non maternelle» de Pavel Arsenev avec

Version video


Liberation.fr / Camille Paix pour Lundi poésie Pavel Arsenev, la possibilité d’un exil 

Capture d’écran 2025-01-14 à 11.40.32


 


Prochaine événement

9-10/04, Aix-en-Provence
9/04, 17h30. Lecture-performance [Textographies] dans le cadre de journée d’études « La résistance de la culture / les cultures de la résistance en Russie aux XIXe- XXIe siècles »

Stories (publications) - 2

 

10/04, 11h00. Conférence «Les Russes peuvent-ils parler ? Géoposition de la parole et le sens migrateur».


Evénements passées:

27/11, Marseille

La Traverse

Une performance à la sortie de la résidence avec Steve Nest [Textographies], qui propose une technique de présentation sonore et visuelle des textes poétiques

Traverse 27.11

Facebook event

20/10, Nancy & Strasbourg

Maison de la Poésie — Science Po Strasbourg

Présentation du livre et la discussion «Tactiques d’exil linguistique». Rencontre animée par Ivan SeguraVidéo

17

1/10, Genève

Lectures publiques à La Galerie (Grottes, rue de l’industrie, 13)

Carte blanche à Pavel Arsenev. Video

Genève

 17/10, Aix-en-Provence

Aix-Marseille Université

Lecture « Pourquoi la langue devient non-maternelle, ou De la poétique de désauthentification ».

Capture d’écran 2025-10-14 à 09.11.09

Vidéo


1 octobre à GenèveLectures publiques à La Galerie (Grottes, rue de l’industrie, 13).
Au-delà du document imprimé. Carte blanche à Pavel Arsenev.
Vidéo

29 avril à Marseille, Grande Librairie International, Lecture texto-graphique et discussion avec Pavel Arsenev & Aziyadé Baudouin-Talec / Évènement sur facebook / Video

Le mythe de l'effondrement Episode pilote du projet Lire Marseille (d’)après Walter Benjamin Recherche artistique Pavel Arseniev, Sophia Buck Scenario Pavel Arseniev Camera Noé Rosticher, Pavel Ar (4)

22 février à Genève, Bains des Pâquis, Carte blanche à Pavel Arsenev @Apéro poétique, 11-12h30 / Évènement sur facebook / Video

20 février à Berlin, Slawistik Humboldt-Universität zu Berlin, présentation du livre en dialogue avec Natascha Grinina and Susanne Frank. Dorotheenstraße 65 10117 Room 5.57, 6-8 pm / Évènement sur facebook / Video

18 février à Lyon, Librairie Terre Des Livresprésentation du livre en dialogue avec Anna Foscolo / Évènement sur facebook / Video

28 novembreEXC-librairie (Paris), présentation d’un livre en dialogue avec Milena Arsich (Six) / Évènement sur facebook

Capture d’écran 2024-11-25 à 09.36.05

Tactiques de l’exil linguistique, ou quand la langue cesse d’être maternelle pour un natif

Nous nous retrouvons tous jetés, dès notre naissance, dans telle ou telle langue : nous y agissons d’abord par le ressenti et en doutant de nos expressions et de ce que nous exprimons. Puis, nous nous habituons progressivement à considérer cette langue comme maternelle, nous devenons « locuteurs natifs », en l’utilisant presque sans réfléchir ni lui prêter trop d’attention.

Dans notre vie d’adultes, une anxiété langagière peut nous revenir dans trois cas. Premièrement, si nous avons des enfants qui apprennent une langue par tâtonnement et que nous sommes assez attentifs à ce processus. Deuxièmement, lorsque nous écrivons de la poésie dans laquelle l’action des expressions courantes est suspendue, le sens redéfini et l’audience à laquelle nous nous adressons dispersée. Enfin, nous sommes à nouveau inquiets de notre langage lorsque nous nous trouvons en exil, cherchant à nous installer dans un nouveau pays, une nouvelle culture et une nouvelle langue.

Depuis quelques années, Pavel Arsenev cumule dans sa trajectoire biographique les trois cas, somme toute assez particuliers, d’anxiété langagière, qu’il en vient à concevoir, dans son premiere livre Le russe comme non maternelle (Vanloo, 2024), l’exil linguistique non pas comme un état exceptionnel, mais comme une condition de base de l’existence des animaux parlants, qui devient un peu plus évidente en ces temps catastrophiques. Puisqu’il rend l’usage de la parole à nouveau incertain, attentif et intéressé, l’exil linguistique constitue en soi un programme linguo-philosophique, un programme qui acquiert, en outre, une urgence politique dans la situation actuelle.

Avec participation de Milena Arsich, traductrice principal du livre et autrice de Mon récit de maternité, d’où elle lira également les extraits et participera dans une discussion autour des paradoxes des langues maternelles, tactiques d’exil linguistiques et la poétique de désauthentification.

5 décembre, Montauban, lecture dans le cadre de la journée santé interculturalité «L’exil & la rencontre» «D’où parlons-nous ? Sur les habitudes discursives de l’émigré» / Video

4 décembre, Université Toulouse — Jean Jaures (UT2J) — Département de Lettres modernes, rencontre autour du recueil Le russe comme non-maternelle et discussion, suivie d’un atelier arpentage biblioclaste

Affiche_rencontre av Pavel ArsenievAffiche_pdf / Video

22 septembreBazar Littéraire (Toulouse), présentation d’un livre et le lecture textographique

19 septembreMuzeum literatury (Prague), poetry readings on the exhibition «Poetry & Performance. The Eastern European perspective» (curated by T. Glanc & S. Hänsgen): «Russophone poetry in exile: ethics, political economy, community» (with Roman Osminkin & Kirill Medvedev).

26 avril, La maison suisse de la poésie (Vevey), lecture bilingue et présentation avec traducteur Emmanuel Landolt / Video

30 mars, Librairie du Globe (Paris), présentation du livre avec traductrice française Milena Arsich / Évènement sur facebook

18 mars, Cave de la Poésie (Toulouse), Lecture bilingue et présentation du livre en dialogue avec Modesta Suárez

24 février, Villa Paradis / la Traverse (Marseille), le lecture textographique et la discussion en russe, français et dans d’autres langues non maternelles

14 décembre: Librairie de le Louve en collaboration avec le Centre de traduction littéraire (Lausanne), lecture bilingue avec des traducteurs suisses (Front d’Or)


Table des matières

La poétique de la désauthentification
(préface)
Quelques précisions concernant le titre
Russe comme non maternelle (diplôme de licence)

Du livre «Les idées vertes incolores farouchement endormies» (SPb, 2012)

Poème de la solidarité
Incident
Rapport d’expert

Du livre «Reported speech” (NYC, 2018)

D’une série “Ready written” (2012)

Selon la Constitution
Réponse à une certaine exposition provocatrice d’art contemporain critique

D’une série “Hors-sujet” (2013)
Informations sur les récoltes
Chers professionnels de la culture et des médias
D’une insolite métamorphose en salaud

D’une série “Poèmes pour la route” (2014)
Tout ce qui touche aux jours de la semaine
Villedeparis

D’une série “Paroles de mes ami(e)s” (2015-2022)
Paroles d’Oleg
Paroles de Lisa
Paroles de Sveta
Paroles de Natacha
Paroles de voyageurs russes accompagnés de leurs enfants
Paroles des émigrés russes (La vague loin derrière la première)

D’une série « Lost deadlines, ou demandes de participation acceptées jusqu’à » (2017-2020)
automne 2017) candidature à l’Université Européenne (SPb)
automne 2018) n’a posé sa candidature nulle part
printemps 2019) un projet rejeté pour « L’avenir selon Marx »
automne 2019) un brouillon pour l’Institut de littérature mondiale
printemps 2020) un brouillon de la lecture-performance pour Gießen

D’une série “Cycle de quarantaine” (2020)
La thèse comme expérience psycho-physiologique
Daily new death

D’une série “Poèmes sur l’histoire de la littérature” (2016-2021)
Taxonomie
Vous, vous alliez aux champs récolter les patates
A l’occasion d’une rencontre avec Michel Deguy
Brève histoire de la poésie (XXe siècle)

D’une série “Le russe comme non maternelle” (2021-2022)
Échapper à la servitude
Russkaja raskladka (Disposition des touches d’un clavier russe)
Hymnes de Neukölln



Textographic videos, featuring texts from the book:

  • Incident


Related materials & reception

Film by S.R.M.B. based on different operations on the book «Le russe comme non maternelle»


Notice bi(bli)graphique

Pavel Arsenev
Né en 1986 à Leningrad (URSS), est un poète, artiste et théoricien. Auteur des 7 livres de poésie en russe, anglais et italien (éditions bilingues)
  • «To čto ne ukladyvaetsja v golove / Things that won’t fit inside your head» (Petersbourg: AnnaNova, 2005),
  • «Bescvetnye zelenye idei jarostno spjat / Colorless green ideas sleep furiously» (Moscou: Kraft, 2011),
  • «Spasm of Accomodation» (Berkeley: CommuneEditions, 2017),
  • «Reported speech» (New York: Cicada Press, 2018),
  • «Lo spasmo di alloggio» (Osimo: Arcipelago Itaca Edizioni, 2021),
  • «Le russe comme non maternelle» (Aix-en-Provence:Editions Vanloo, 2024),
  • «Russo come non nativo» (Macerata: Seri Edizioni, 2024).
Docteur ès lettres (Université de Genève, 2021) et auteur d’une monographie « La “littérature du fait” : un projet de positivisme littéraire en Union soviétique dans les années 1920 » (Nouvelle Revue Littéraire, 2023)
Rédacteur en chef de la revue littéraire et théorique [Translit] (2005-2023) Laureat d’Andrey Bely Priх (2012)
Résident du Centre international de poésie Marseille (CipM) (2022). Basé à Marseille.